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Le prophète du temps perdu

Fin de première partie de saison 2024, nos TC et nos émois.


Toi qui veux jouer les Cassandres en prédisant des étés où les volcans en fusion déferleront des coulées de lave incandescentes dévastant tout sur leur passage.

Toi qui penses que la canicule fera fondre les semelles de nos godasses sur l’asphalte brûlant déjà marqué par le cuir tout fin des petits patins de nos chérubins.

Toi qui te fais élire sous les couleurs de l’espérance et qu’une fois en place n’as de cesse d’ajouter de nouvelles taxes à un coût de la vie déjà bien trop cher et de nouvelles contraintes à nos libertés déjà trop limitées.

Toi qui veux nous convaincre que notre pays où l’on trie en vain jusqu’à la couleur de nos flacons puisqu’au final tout est mélangé, les coquilles de nos œufs et la taille de nos piles usagées pourra sauver la planète alors que les BRICS s’en badigeonnent le fessier avec le pinceau de l’indifférence.

Toi qui roules en l’électrique que les centrales que tu as fait fermer ne peuvent plus produire et la vaporette au bec en signe de ralliement d’une culture verte aussi crasse que le fond de tes ballons. Enfin toi qui lèves la main contre les arrosages de jardin, le remplissage des piscines et qui veux définir la hauteur des brins d’herbe et la pression de nos pommeaux de douche, viens plutôt tirer, tu verras, ça va te détendre !

Car cet été tout pourri tout en ciels nuageux et sans soleil a pourtant le mérite de nous éviter de cuire dans nos vestes et de suer en stand comme des bêtes au bain turc. Non pas que nous en soyons contents mais au-delà de ce climat maussade, qui l’eut cru, nos tireurs se sont quand-même bien battus.

 

Voilà donc pour cette petite introduction dans l’air frais du temps dont la teneur n’incombe qu’à son auteur.

Passons donc au récit des événements marquants de ce début d'été qui n’a pas encore vu l’Indien comme aurait pu le dire feu l’artiste Joe … Dassin.


TCGR24, pour les moins érudits Tir Cantonal des Grisons 2024. Pour faire court, c’était un « Bun Tun ! »

 

« Bun tun ! » tout d’abord pour les organisateurs de la Société qui nous ont dégoté un RB&B à Pontresina, et où nous avons pu tester la vie en communauté en partageant chambres et salles de bains à 8 en appréciant tour à tour les ronflements, les déambulées nocturnes et l’inquisition du petit-déjeuner sous forme de « qu’est-ce que c’est ce truc que tu manges toi ? » avant de se mettre en piste pour le superbe stand de St-Moriste (en français dans le texte pour que ça rime).

 

« Bun tun ! » qui commence par un départ matinal en bussette [n.m. petit bus qui n’est pas une poussette et où l’on pète] pour un premier arrêt sur l’aire d’autoroute de Grauholz, passage de décompression désormais obligé avant l’entrée dans l’espace bourbin de la très jolie Bourbinie.

 

« Bun tun ! » qui se poursuit par un arrêt synchronisé avec Dominique au Gasthof Loewen

(ref. www.loewen-weiningen.ch Zuercherstrasse 1, 8104 Weiningen, 044 750 11 88) pour y déguster les nems locaux appelés et présentés sous forme de platée délicate et gustative, j’ai nommé le meilleur roesti de l’univers, le fameux Roesti-Loewen ! Suivi d’un choli tesser leché qui aurait certainement pu trouver sa place dans les vers de Stefan…Eicher.

 

« Bun tun ! » qui continue par une séparation entre col et tunnel de la Flüela. Le groupe composé de Dominique et Xavier en surface et mené dans le tunnel par Laurent qui conduit le wagon de tête avec Carine en copilote, 1ère rangée Sacha et Alfredo, rangée du fond Evan et Pascal. Mis à part les grands phares de la loco et les totos qui nous suivaient collés serrés, la traversée s’est bien passée.

 

« Bun tun ! » pour un passage à la centrale de Zuoz tout en ordre et un nouveau bon repas au Restaurant de l’hôtel Bernina. Pas forcément nécessaire, du coup retour à la maison et on pète un lit !

 

« Bun tun ! » devient « buna notg » pour un coucher tôt tout sage, faut dire que Pontresina c’est peut-être très joli quand il fait beau mais là avec le gla gla et la pluie, retour à la casbah et dodo !

 

« Bun tun ! » le lendemain avec départ au stand repéré la veille, Bun tun devient « bun viadi » puis « bun park » et « bun bus ». Dans ce joli canton où finalement tout est bon, nous arrivons au « bun stand » tenu de main ferme par une sympathique hôtesse cavalière que nous appellerons par discrétion « buna nina ».

 

« Bun tir ! » commence à 8 heures, vu qu’on est quand-même venu ici pour ça, on engage les passes de maîtrise. Carton plein pour Evan 526 et Pascal 527 qui réussit sa première maîtrise en tir cantonal. Oui, on sait, tu en as déjà des brouettes et ce n’est que ma première (en Tir Cantonal) mais elle compte pour moi, même si au détour d’un post whatsapp mal maîtrisé tu ne sembles pas partager ma joie, moi je partage quand-même la tienne, la main tendue et pleine d’admiration pour ton expérience et ton bel esprit sportif. « En tia bucca » la pizza ! Mais toujours avec le sourire. Pour les petites maîtrises, Xavier 522

 

« Bun tun ! » première partie prend fin à midi avec un 3e « bun appetit » dans la superbe buvette du superbe stand de tir de nos hôtes dont l’hôtesse est toujours aussi « pitscha shuber », qui n’est pas un plat ajouté au menu pour la forme. Attention, tu vas maintenant comprendre le romanche dans son dialecte sursilvan : « Bun tun l'emprema part prenda fin à mesjamna cun in 3. « bun appetit » ella biala ustaria dil bi stan da sittar da nos hospitants, dils quals l'ustiera ei adina aschi « pitscha schuber », chegl ch’ei buc in piertg agiunt el meini per fuorma. » Te casse pas, c’est juste la phrase précédente passée sur GG translate.

 

« Bun tun ! » ensuite passe de l’am au pm en mode sieste pour les uns et aventurier des brumes pour Dominique, Pascal, Sacha et Alfredo direction le col de la Bernina puis la petite ville de Livigno en zone franche pour un shopping improvisé de topettes et autres parfums. Petit arrêt en bordure d’allée shopping pour regarder passer les ragazze et se régaler des meilleurs expressi du monde, qui comme tu le sais, sont italiens ! Dommage que nous fussions seuls car les restos du coin avaient l’air de bien se prêter aux ripailles du soir. Retour donc sur Pontresina par le Bernina Pass, le même mais dans l’autre sens pour retrouver notre groupe en veste verte et chaussettes, la marque de l’oreiller et le coin des lèvres encore baveux d’une sieste écrasée.

 

« Bun tun ! » pour l’en-cas du soir trouvé par recommandation du conseiller trippé, sous une pluie qui fera dézinguer les montagnes une semaine plus tard. Nous entrons dans un décor tupiche de cabine de téléphérique au doux nom de « Gondolezza » (ref. https://www.gondolezza.ch). Manque de bol pour certains qui rêvaient d’une salade mêlée et d’un pisse-mémé ou bonheur parfait pour la majorité, la table est exclusivement servie en mets fromagers. Du coup on se motive pour des fondues et Dominique pour la raclette. Notre charmante hôtesse nous ravit de son sourire et de son très bel accent germanique. Nous avons même droit à la visite de la patronne qui répondra positivement à la demande de Pascal pour un petit Kirsch sous forme de tournée générale. Est-ce là que mon estomac à buggé ? Toujours est-il que nous avons partagé les caquelons entre fondue traditionnelle et fondue à la bière sans oublier le dessert qui va bien. Normal, on est « bun tun ! » ou on ne l’est pas et ce soir-là, on l’était tous.

 

« Bun tun ! » dodo, cette fois-ci on ne casse pas de lit.

 

Dimanche, « bun tun ! » debout à 6h pour un second petit-déjeuner entre « bun tiradur ! » Nouvelle inquisition dans mon bol de céréales mais peu m’importe car j’ai ma mâitrise et « bun tun ! » à tout le monde. On range, on s’essuie et on charge les véhicules pour être à 8 heures au rendez-vous des stalles. « Bun tir ! » de nouveau, on termine les carnets, la photo de groupe sous les drapeaux, la photo de groupe devant le choli stand, un bisou à la cavalière et hop, on repart.

 

Après le passage à la centrale, le groupe décide de prendre de l’avance et de rentrer direct. Dominique et Pascal décident de profiter de l’astre solaire et du temps magnifique pour prendre le col de l’Albula qui nous mènera sous le magnifique viaduc du Landwasser.

 

Retour finalement presque synchro puisque nous arriverons finalement quelques dizaines de minutes avant la bussette.

 

TCGR24, fut donc une très belle sortie de bon ton avec des bons résultats et des bons tirs. La Suisse est magnifique même si nous aurions apprécié un peu plus de soleil.

 

Pour les résultats, c'est ici:


TCGR24 Résultats
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Passons maintenant au TCJU24. Si tu suis toujours, tu sais maintenant que nous ne sommes pas dans au Tennis Club du Jus d’artichaud mais bien entendu au Tir Cantonal du Jura.

 

Proximité oblige, nous ne sommes cette-fois-ci qu’à 2 heures de route, le départ est asynchrone.

Voiture 1 0730 : Evan, Alfredo, Alex et Sacha

Voiture 2 0900 : Carine, Laurent, Marinette et Jean-Louis

Voiture 3 0900 : Dominique, Richard et Xavier

Voiture 4 1000 : Ariane et Pascal

 

Une seule stalle pour toute l’équipe dès 11h. Les résultats se font attendre. Néanmoins, l’après-midi va bon train avec Alex et Evan qui dominent nettement les scores de l’escapade jurassienne. Fin de journée, départ pour Moutier où l’hôtel est réservé.

 

La soirée sera pimentée d’une superbe tablée en restaurant spécialisé en brochettes de toutes sortes. Après les cibles devant les yeux du matin, on enchaîne avec des pendaisons gourmandes sous les yeux. On se régale et on recommande vivement la Maison des Brochettes de Moutier (ref. https://maison-des-brochettes.ch/moutier/) pour un bon dîner. Un bonheur n’arrivant jamais seul, la Suisse s’affranchi d’un 2-0 contre la Ragazzie, même score pour l’Allemagne qui sort la Danemark pour un résultat qui aurait mérité d’être inversé.

 

Retour dodo pas trop tard mais chaude nuit du type sauna floridien sans les piña colada.  Du coup les bonbons collent au papier et nuit courte résultat réveil fatigué.

 

Richard (565), Alex (547 dont une passe à 99) et Evan (534) confirment tous les trois leurs maîtrises le lendemain avec pour Alex des scores aux allures de records de championnats. Bravo ! Petite Maîtrise réussie pour Xavier (522), Dominique (519), et Laurent (512). Les autres sont dans les choux. On notera aussi le très beau résultat de Jean-Louis aux carottes et autres passes à soussous. Jean-Louis repart avec plus de 250.-.

 

Voilà pour cette belle sortie annuelle de la Société. Mis à part quelques plantées, tout s’est bien passé et nous sommes bien rentrés.


Pour les résultats c'est ici:


TCJU24 Résultats
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En marge de ces tirs festifs, nous noterons :

- 18 juin : Dominique et Pascal accueillent PA Roulier de Polytronic pour une révision des cibles en prévision du Tir du Giron et Tir de l’Amitié.

- 22 juin : Alex et Laurent en cols roulés pour le rebletzage des cibles.

- 4 juillet : Evan aux poubelles aidé par Pascal qui était sur place pour nettoyer son arme.

 

Voici pour la fin de cette première partie de saison. Une nouvelle fois, merci aux organisateurs et bien entendu aux participants pour rentre ces belles sorties possibles.

 

Toi qui penses toujours que nous mourrons étouffés par les vapeurs de notre lac asséché mais qui a déjà oublié que la taxe au sac que tu nous as imposé devait nous encourager à trier les plastiques pour que la déchetterie centralisée puisse les traiter.

 

Toi qui défends aujourd’hui les grands bâtiments en ciment et demande l’abattage des haies que tu qualifies de béton vert… J’aimerais tellement que tu aies raison pour qu’enfin on puisse sortir (sur) nos terrasses, bronzer ou même se cramer un peu la nuque et les mollets histoire de pouvoir justifier le prochain test ABE sur les crèmes à bronzer. Que fais-tu, toi le Janus aux oreilles vertes taillées au forceps et au vilain nez ? Car nous on est prêts, vas-y, balances-nous l’été !

 

 

 

 

 

 

 

1 Comment


Superbe texte et visiblement deux sorties très sympa ! Bravo pour tous ces résultats et Pascal pour sa première maîtrise

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