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Réno du bureau

Alliant le manuel à l'intellectuel, reliant le monde dit d'en bas avec celui qui se prétend d'en-haut, cet article se voudra, sans prétention, quelque peu culturel, même s’il décrit le travail bien ouvrier de quelques membres de la Société.


À quelques jours de la disparition de Bernard, pivot culturel de notre langue qui aurait tendance à s'égarer dans la bouche d'Aya (yaille), c'est par l'étymologie d'un mot que je commencerai ce nouveau récit.


Ré-no-va-tion. Chaque syllabe compte tel le symbole de l'effort et de la résilience des parties prenantes.

Emprunté du latin renovatio, « renouvellement », dérivé de renovare, « renouveler, recommencer », lui-même dérivé de novus, « neuf, nouveau ». Quand il s'agit d'un bâtiment, il équivaut à une remise à neuf de ce qui est endommagé ou dégradé. Une opération d'ampleur non négligeable par laquelle on réaménage un endroit vétuste, notamment en réhabilitant des structures existantes et en réorganisant les espaces.

Nous voici donc au cœur culturel de l'activité mise en lumière, soit la rénovation de notre bureau.


À cette définition, il me vient à l'esprit d'ajouter les notions d'accueil, de conditions de travail, de propreté ainsi que celles de force et de respect non seulement pour ceux qui œuvrent pour que notre Société tourne, mais pour tous nos membres. Car il est bien entendu que nous parlons d'un petit coin de notre stand, le bureau, où la porte, régulièrement laissée ouverte aux courants d'air, sépare, mais dans le principe seulement, nos membres de notre comité.


1965, année de naissance de notre stand, ou plus précisément année du déménagement du stand de jadis vers une ligne de tir parallèle à l'autoroute qui venait de naître, et par la même occasion l'auteur et quelques illustres membres de notre Société. 1965 donc, la Société prend ses quartiers dans un stand tout beau tout neuf. Mai 2024, il était temps de faire quelque menu ménage. Tout commence donc par un nettoyage aux petits oignons avec des membres motivés et une grande liquidation des archives encaissées sur une surface de plus en plus réduite. Une odeur moite caractéristique de la date dépassée de certains pots de graisse à fusil stockés depuis trop longtemps, dommage qu’on n’y ait pas mis quelques Petrus, nous aurions pu nous envoler pour Miami ! À défaut de pouvoir partir en voyage, l’équipe présente récupère l’espace équivalent à trois allers-retours à la déchetterie.


Sur une interpellation fort à propos, Dominique suggère un rafraîchissement du bureau. Il n’en faut pas moins pour que Pascal se motive et lance l’initiative approuvée par Laurent et Carine sur un budget présenté comme modeste. La team peinture est née. Il ne restait plus qu’à trouver la date et confirmer l’effectif. Evan et Pascal, sur le chemin de Murist pour un autre tir par-dessus la petite route, s’entendent sur le lendemain, soit le vendredi 10 mai, Alfredo nous rejoint, passage chez le peinturier local et hop, on ouvre les volets pour laisser sortir les esprits gras et huileux que nous ferons partir à coup de papier de verre, de ponceuse et pinceaux. Evan s’attaque au démontage des étagère pendant que Pascal ponce tel un Pilate. Alfredo arrive à point pour s’attaquer à la peinture sur métal, nous ne sommes par trop de trois pour la tâche qui comprendra le recouvrement du mur porteur jauni par l’humidité vieille, ingrédient important de l’odeur d’ancienne sauce aux parfums lourds, également le rebouchage des trous de perceuse devenus inutiles au fil du temps, les murs, la porte côté bureau, et quelques espaces cachés d’entre-poutres bien amochés.


Deux jours pleins de sueurs, d’effort et de Spoon radio pour garder le rythme et imprégner ce petit coin ranci devenu tout gris.

Mais quelle satisfaction car le résultat est visible et parle de lui-même, regarde plutôt (wouaf !) :

- le bureau apparaît tout neuf et sent maintenant le frais pour accueillir les membres et les visiteurs,

- les conditions de travail et notamment l’air qu’on y respire n’est plus chargé des fibromes humides à la ligne de flottaison basse,

- le local reflète une meilleure propreté, surtout après les retouches de nettoyage observées en compliment du travail réalisé,

- les couleurs de notre Société sont mises en valeur par un habile alliage de blanc et de vert lumineux.


Comme dans un parallèle intelligent avec la période de recueil religieux dans laquelle s’inscrit ce travail, nous sommes passés de l’antre à la lumière. Une Ascension vers un chemin nouveau, celui d’une nouvelle force. Le renouveau c’est aussi le respect de notre comité, de nos membres et de tous les visiteurs même les plus occasionnels.


Force et respect, petit à petit, car si le coup de patte et d’aspirateurs sont nécessaires, le coup de pinceau imprime(-ra) les valeurs de ce renouveau.


Un grand merci à Evan qui s’est donné jusqu’à la dernière vis de fixation.

Un grand merci à Alfredo qui n’a pas failli à la renommée de qualité du travailleur lusitanien.

Un grand merci à Pascal, même s’il s’agit de l’auteur, mais vu que c’est toi le lecteur.

Un grand merci à Dominique pour son soutien délocalisé et les quelques retouches d’entre-poutres finales.

 




Au fait, il reste quelques décilitres de peinture pour amorcer la suite ….

1 Comment


Superbe texte ! Bravo c't'équipe beau travail et très belle couleur !

Daniel

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