Pan!.....dans le Flon!

Alors attention, on s'accroche car aujourd'hui, on part en pays fribourgeois. Rendez-vous au stand à huit heures, autrement dit aux aurores pour certains. Deux voitures car nous sommes bien représentés....direction Lausanne, puis Les Cullayes..... et après, on passe devant Kaamelott et on salue les seigneurs du château d'Oron, représentants de l'abbaye de Saint-Maurice, de Bossonens, d'Attalens, Corsier et Vevey....


Nous traversons les terres de nos ancêtres et soudain, au loin nous percevons les nobles paroles qu'aurait pu prononcer Emma de Blonay:


L’i a dza di thantannè dè j’an ke lè dzin di duvè kotsè ch’intindon fêrmo bin. Lè Fribordzê alâvan levrâ lou fre… è i rèvinyan avui dou vin. Galé l’ètsandzo intrè bon vejin. Lè venyè, iran la propriétâ di kovin fribordzê, achebin a la kura d’Atalin. Ma kan le vin arouvâvè, irè lè prèkô dè Friboua ke l’agothâvan in premi. Lè Vôdouâ dè lou pâ, ingojalâvan nouthron bon Grevire.


[traduction]

Il y a déjà des centaines d’années que les gens des deux régions s’entendent fort bien. Les Fribourgeois allaient livrer leur fromage…et ils revenaient avec du vin. Agréable échange entre bons voisins. Les vignes étaient la propriété des couvents fribourgeois, ainsi qu’ à la Cure d’Attalens. Mais, quand le vin arrivait, les notables de Fribourg ne le dédaignaient pas. Les Vaudois de leur côté se gobergeaient de notre bon Gruyère.

Reprenons….

Arrivés à Porsel, on commence tout d'abord avec un café sandwich, vu qu'ils avaient oublié les croissants et les pâtés, la prochaine fois faudra téléphoner.... 6 cibles, pilotées par les fameuses Polytronic de dernière génération, les TG 6301, bientôt nos installations….chic! Et puis les résultats en direct sur téléviseur sponsorisé, on se croirait dans un championnat international. Du coup, ya ceux qui tirent et ceux qui commentent. Et ce n'est pas fini, car après, on se scan le QR avec l'appli et poufpouf! Chacun peut voir ses résultats, son marquage en cible et même l'animation visuelle et sonore de ses passes. Trois passes, 30 cartouches, on commence par quelques coups d'essais, puis on attaque un Tir du 100ème (A100: 5cpc), une répartition (A10: 3s+3s) et le fameux Tir du Flon (A10: 2s, 3s, 5s)…le tout dans un 300m plat légèrement incliné vers le haut, dans un stand charmant et magnifiquement équipé et avec un accueil d'équipe qui n'a pas son pareil. On peut par contre s'interroger sur l'utilité de puriner les champs le jour d’avant…mais il paraît que dans ce canton, ça fait partie du décor. Alfredo, short jeans mi-genoux et casaque verte, s'est même fait attaquer ses mollets dénudés par les mouches, mais le blog n'étant pas médical, on gardera ça pour une autre fois.

Un temps presque radieux, quelques nuages qui finiront par se presser. Non pas de partir mais sur nos tentes. Hardi petit, la chevalerie glandoise ne se laisse pas décourager ni démonter. D'un élan commun propre à l'équipe que nous formons, chacun se lève et la troupe déplace les bancs et les tables à l’abri…non contents d'avoir réussi la manoeuvre une fois, on la répétera une seconde. Bien câlés sur nos bancs, l'apéro se passe même mieux que le tir, suivi de 7 jambons à l'os et 1 steak frites. La pluie nous a mis en appétit pour le dessert. Pas de surprise, c'est meringues et double crème…léger. Puis café et digestifs offerts, du coup ben on a fait ce qu'il faut pour diriger la digestion. Carine est équipée d'un joli appareil photo et nous organise un shooting autochtone fissa. C'est la fitha, comme on dit là-bas. C'est bien noté, le 13 décembre ce sera le tir aux glaçons et on continuera les dégustations.


Retour à Gland après cette belle sortie, vivement la prochaine et surtout, vivement nos prochaines installations!




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